4 – 6 mois – La Diversification Alimentaire – QUAND ? QUOI ? COMMENT ?

La diversification alimentaire OU  le temps des questions !

QUAND ? QUOI ? COMMENT ?

Je me suis posée tellement de questions en si peu de temps que j’en ai fait un article ! Pour le réaliser, je me base essentiellement sur deux articles scientifiques : un article publié en 2017 dans le « Journal of pediatric gastroenterology and nutrition » ici, et un autre article publié en 2018 dans « Annals of  Nutrition and Metabolism » ici.

Dans cet article je ne parle pas de DME (Diversification alimentaire médiée par l’enfant) et bien évidemment, je ne pense pas détenir la vérité ou la bonne méthode. Cet article est le fruit de mes recherches de maman en quête de plus de réponses. Libre à vous de vous faire une opinion sur le sujet, aller piocher des informations sur des sources fiables comme je l’ai fait et de demander conseil à votre médecin de famille ou votre pédiatre.

Alors pourquoi cet article ?

Simplement car mon petit Marceau, hier encore tout petit dans mes bras a grandi à une allure folle ! Si folle que je n’ai pas vu venir le temps de la diversification alimentaire qui m’a donc prise par surprise ! Allaité jusqu’à ses 4 mois, le passage au lait infantile a été également l’occasion de se poser la question de ses premières cuillères.

QUAND ?

Quand commencer la diversification alimentaire ?

Le problème ? C’est qu’il n’y a pas de consensus entre les pédiatres pour le début de la diversification… c’était donc là ma première question. Quand commencer ? 4 mois ? 5 mois ? 6 mois ? Les pédiatres s’accordent simplement à dire qu’il est préférable de ne pas commencer la diversification avant 4 mois ou après 6 mois.

Pas avant 4 mois car les articles (que j’ai pu lire, et je ne dis absolument pas avoir été exhaustive) indiquent que la fonction rénale et la fonction gastro-intestinale de nos bébés ne sont pas suffisamment matures.  Et, pas après 6 mois car le lait maternel (ou le lait infantile) ne couvre plus la totalité des besoins nutritionnels de notre bébé. Donc, gare au carences en fer si la diversification est retardée après 6 mois et ce même avec le lait maternel.

Concernant les risques d’allergie (Je me suis également posée la question car Jade était intolérante aux protéines de lait de vache et au gluten jusqu’à ses 2 ans et est toujours allergique à la cacahuète), j’ai pu lire qu’il est augmenté si l’on débute la diversification avant 3-4 mois mais en revanche,  rien n’indique que le fait de retarder la diversification au delà de 4 mois réduise les risques d’allergie. On y reviendra plus tard, mais pour les enfants à haut risque d’allergie (selon la définition de l’étude LEAP) il est même recommandé d’introduire les allergènes tôt (avec avis de votre médecin… toujours hein)

Et pour finir, aucune étude (que j’ai pu lire) n’a montré un lien entre un début de diversification alimentaire à 4 mois ou à 6 mois et la croissance ou le risque d’obésité.

Alors entre 4 mois (pour un bébé né à terme) et 6 mois, la découverte des goûts, des couleurs et des odeurs peut débuter !! Avec la grande curiosité de Marceau, j’avais d’ailleurs déjà repéré qu’il louchait sur nos plats ! Ici, j’ai coupé la poire en deux et commencer la diversification à 5 mois.

QUOI ?

Avec quoi commencer la diversification alimentaire ?

L’alimentation de Marceau à 5 mois (avant diversification) se rapprochait de 4 biberons de 210 mL (7 mesurettes matin, le midi, le goûter et le soir) de lait infantile (je ne peux pas vous donner de quantité ou de nombre de tétées lorsqu’il était allaité puisqu’il s’agissait d’un allaitement à la demande  ^^).

Nous avons débuté la diversification alimentaire par les légumes pendant au moins 15 jours. J’ai pu lire que cela permet aux bébés d’apprendre à aimer le goût salé des légumes avant de proposer la douceur sucrée des fruits. Pour apprivoiser les goûts, on a opté pour des purées monocomposées (sans sel) le midi de préférence pour déceler plus facilement les éventuelles allergies et problèmes de digestion qui l’empêcheront peut être de trouver le sommeil. Des légumes bien lavé, bien cuit et en purée lisse. On a commencé par lui proposer 2-3 cuillères par jour avant d’intégrer plus tard les fruits et les protéines.

La diversification doit rester un moment de plaisir pour toute la famille.

Et pour que cela reste un moment de plaisir pour toute la famille (et non un moment de stress et de frustration mêlé à l’incompréhension), les règles du jeu étaient simples : On impose pas, on ne force pas et on accepte le refus des cuillères si c’est le cas. Je vous souhaite que bébé accepte les premières cuillères de chaque légume en faisant mmmmmmm mais chez nous, bébé a : refusé des cuillères, recraché des cuillères, hurlé sur des cuillères… Mais il a pu refuser un légume un jour et l’accepter 2 jours plus tard. Alors j’ai inscrit le mot « persévérance » dans ma tête et je n’ai pas hésité à lui proposer une dizaine de fois un aliment.

Diversification alimentaire – La préparation des petits pots

Vous pouvez bien évidemment opter pour les petits pots industriels mais sachez que si la raison est que vous pensez que c’est beaucoup de travail ou trop compliqué alors halte aux idées reçues. Je ne suis pas une grande cuisinière et je n’adore pas cuisiner d’ailleurs. Mais préparer les petits pots bébé est de mon niveau et j’en trouve plusieurs avantages : Partager le même repas que son bébé (on fait la même préparation pour nous sauf que l’on assaisonne pour l’un alors que l’on mixe pour l’autre) et cela permet aussi de familiariser son bébé (et les plus grands s’il y a un grand frère ou une grande sœur comme Jade) avec les légumes non mixés, leurs couleurs, leurs formes et leurs odeurs. C’est devenu un lieu de partage cette cuisine.

Question économie, on s’y retrouve également, les petits plats industriels restent cher et les petits plats maison peuvent être économiques si on privilégie les légumes frais et de saison et les légumes surgelés. Le mieux étant de choisir des produits bio (notamment les légumes) pour la préparation des repas car malheureusement les carottes par exemple, et en général tous les légumes à bulbe sont bourrés de nitrates. Un nouveau logo a d’ailleurs vu le jour pour identifier les produits pouvant être utilisés pour la préparation infantile. Je vous en parle un peu plus dans la section « Les petits pots industriels » de l’article.

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Question temps, en cuisinant une grande quantité de légumes/fruits et en congelant les petits pots, on n’est pas obligé de cuisiner tous les jours.

La préparation que j’applique est simple et permet de cuisiner beaucoup de légumes : On pèle, on coupe en cubes ou rondelles, on les couvre d’eau dans une casserole, on les laisse cuir jusqu’à ce qu’ils deviennent fondants et on mixe en purée plus ou moins lisse suivant l’âge de son bébé.

Diversification alimentaire – La conservation des petits pots

Pour une question d’organisation, il est tout à fait possible de cuisiner une grande quantité de légumes/fruits et de conserver les préparations maison au congélateur. Ici nous avons opté pour des bocaux en verres de 10cL pour les compotes et 20cL pour les petits pots salés achetés sur le site www.bobocco (et c’est français ^^).

Info : je privilégie le verre au plastique, afin de limiter notamment l’exposition au bisphénol A, un perturbateur endocrinien encore utilisé pour la fabrication des biberons et de la vaisselle en plastique.

Astuces : Pour les premiers jours de la diversification alimentaire, les bocaux sont trop grands alors pour éviter de gaspiller, je congelais mes préparations maison dans des cubes à glaçon (1 glaçon équivaut en général à 2 cuillères à café). Je n’avais  plus qu’à réchauffer le nombre de petits cubes en fonction des quantités nécessaires.

Avant de placer les bocaux au réfrigérateur, je les laisse refroidir à température ambiante (sans les fermer) et j’inscrit la date de congélation sur une étiquette collé sur le couvercle (j’ai acheté des étiquettes effaçables chez Ludilabel) comme repère pour appliquer la règle : premier congelé, premier décongelé. Cela évite le gaspillage et l’amer expérience de jeter des petits pots cuisinés avec cœur car la durée conservation au congélateur (-18°C) est de 3-4 mois (ça passe vite !)

Pour décongeler les petits pots, je privilégie une décongélation au réfrigérateur. Une fois décongelé, les petits pots sont consommables dans les 3 jours. En revanche, une fois les 3 jours passés, il faut les jeter et ne surtout pas le congeler une nouvelle fois. Lorsqu’un produit est congelé puis décongelé, les bactéries se réveillent et reprennent leur activité. Recongeler un produit, c’est donc conserver un aliment plein de bactéries !

Diversification alimentaire – Les petits pots industriels

Je ne fais pas QUE des petits pots fait maison, je cède largement à l’achat de petits pots industriels lorsque l’on part un week-end (Ici on adore la marque Good Gout par exemple). Quand on opte pour des petits pots industriels, il faut savoir que les produits alimentaires destinés aux enfants doivent correspondre à des préparations infantiles. Celles-ci sont en effet soumises à une réglementation européenne stricte (en vigueur depuis 1976 en France) qui garantit leur adaptation aux besoins nutritionnels spécifiques.

Un nouveau logo vient d’être dévoilé pour aider les parents à choisir les aliments pour nos bébés. C’est l’association française de normalisation (AFNOR), sous tutelle du ministère de l’Industrie qui a dévoilé ce nouveau logo.

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Les produits pouvant utiliser ce logo doivent comporter 5 fois moins d’additifs, 10 fois moins de nitrate, 25 fois moins de métaux lourds et un taux de pesticides jusqu’à 500 fois moins élevés que ceux autorisés pour l’alimentation des adultes

Seul bémol de cette opération : Les industriels sont eux-mêmes chargés d’effectuer leurs contrôles avant de décider d’apposer le logo sur leurs produits… alors il s’agit de faire confiance aux industriels et de faire parfois l’impasse sur des petites entreprises qui n’ont pas forcément les moyens humains ou financiers d’effectuer ces contrôles (bien dommage ce fonctionnement !). 

Réflexes à adopter : On peut effectuer nos contrôles nous même en vérifiant sur les étiquettes que les produits ne contiennent pas de phosphates inorganiques, des substances limitant l’absorption de calcium, tels que l’acide phosphorique (E338), le phosphate de sodium (E339), le phosphate de potassium (E340), le phosphate de calcium (E341), le phosphate de magnésium (E343), le diphosphate (E450), le triphosphate (E451) et le polyphosphate (E452).

COMMENT ?

Comment commencer la diversification alimentaire ?

Toujours selon les articles que j’ai eu l’occasion de lire, je n’ai pas relevé d’ordre à respecter pour l’introduction des aliments. J’ai en revanche retenu ce tableau (que j’ai traduit) issu d’un de ces articles que j’ai trouvé particulièrement  complet :

tableau

Introduction des fruits, des légumes, des protéines, du lait de vache, des allergènes, des différentes textures… ce tableau fait un large tour d’horizon de la diversification alimentaire. Bien évidemment de la théorie à la pratique tout n’est pas aussi simple, et j’avais d’ailleurs besoin de quelques conseils supplémentaires que j’ai pu trouver auprès de mon médecin notamment sur les quantités à donner en début de diversification et par la suite…

Diversification alimentaire – Débuter la diversification

Alors qu’il n’y a pas de consensus entre les médecins, pas de programme à suivre spécifiquement, certains parents intègrent les aliments selon leur instinct et suivant l’acceptation de leurs enfants, et d’autres suivre scrupuleusement les fiches que leur délivre leur propre pédiatre. Ici, nous avons pioché les informations, adapté les fiches en fonction de Marceau et en fonction de nous aussi. En résumé, on s’est écouté. Finalement le début de sa diversification a ressemblé à ce menu étalé sur 2 mois.

menu

Le lait noté dans ce menu correspond à du lait infantile et non du lait de vache. Les quantités ne sont pas suivies au gramme près, certains jours étaient également moins « studieux » que d’autres.

A chacun son rythme (et son appétit !) mais ce menu peut vous donner une idée sur laquelle s’appuyer pour débuter la diversification alimentaire, intégrer les aliments et ce jusqu’à tendre vers un menu type (après 6 mois jusqu’à 12 mois) que je détaille dans le chapitre suivant.

Pour débuter la diversification avec Marceau (et avec Jade), on a commencé par les légumes en privilégiant des légumes doux et facile à digérer comme les légumes jaunes ou orange (carotte, courgette, potimarron). Commencer par les légumes permet de faire découvrir et aimer leur goût salé avant d’intégrer les fruits sucrés (pomme, poire, banane) qui sont souvent beaucoup plus facile à accepter par les petites palais gourmands de nos bébés.  

Concernant les RGO (Marceau notre grand bébé RGO dont je vous ai parlé ici) on nous avait également conseillé d’intégrer en premier les fruits jaunes plutôt que les fruits rouges afin de limiter les remontées acides.

Diversification alimentaire – Menu type entre 6 et 12 mois

Une fois la découverte des premières cuillères de légumes et fruits passées,  l’objectif de la diversification est de tendre vers un menu type qui comble les besoins nutritionnels de nos enfants. Le site Alimentation du tout petit permet de façon claire et pratique de connaitre les fondements de l’alimentation des bébés.

Info : Jusqu’à 3 ans, il est toujours recommandé que nos bébés boivent au moins 500 ml (2 tasses) de lait par jour (mais pas plus de 800mL pour éviter que le lait ne prenne la place des autres aliments et réduise l’apport en fer).

Diversification alimentaire – Menu type entre 1 et 2 ans

Diversification alimentaire – Menu type entre 2 et 3 ans

Diversification alimentaire – Changer de texture ?

Après les biberons ou le sein, les bébés doivent s’habituer à l’oralité, aux goûts, aux textures et à s’autoalimenter. Toute une aventure !

Entre 4 et 6 mois (pour un bébé né à terme), nos bambins ont les aptitudes requises pour accepter et avaler les premières cuillères de purée lisses tandis que celles nécessaires pour manipuler les aliments solides comme dans l’approche DME (Diversification médiée par l’enfant) apparaissent plus tard au cours de la première année.

Vers 9 mois, les gestes deviennent plus coordonnées (Marceau boit son biberon en le tenant seul de ses deux mains). Les plus aventureux commencent même à porter leur première cuillère à la bouche seul (et en n’en mettant de partout hihi !) et accepter des purées grumeleuses ainsi que les premiers boudoirs ! Il faut savoir écouter nos bébés. 

C’est bien sur cet apprentissage que les articles sur la diversification m’ont alerté. Il est important de donner progressivement et sans crainte des repas avec des textures adaptées à chaque âge pour améliorer les capacités de mastication de nos bébés. Pourtant, par peur des fausses routes, certains parents (j’en fais partie avec Jade…) et même certains professionnels préfèrent donner exclusivement des repas mixés (type purée lisse) ce qui est à éviter. Une étude a démontré que les enfants non-initiés aux textures « grumeleuses » avant l’âge de 10 mois auraient à 7 ans un régime alimentaire plus pauvre, une consommation plus faible de fruits et légumes, des difficultés alimentaires ainsi que des problèmes de prononciations et d’orthodontie… (histoire de me culpabiliser… mais surtout de ne pas reproduire les mêmes erreurs avec Marceau) D’ailleurs passé 12 mois les nourrissons devraient manger des aliments solides et boire principalement dans un gobelet ou verre à bec plutôt que dans un biberon pour limiter le réflexe de succion et améliorer celui de mastication.

Et dire que Jade qui a 3 ans vient tout juste d’arrêter le biberon…. Pour remédier aux problèmes nous avons d’ailleurs opté pour Jade un machouyou. Il s’agit d’un embout en silicone qui permet aux enfants de leur faire prendre conscience de leurs dents, de mastiquer lors des repas et abandonner le réflexe de succion (le machouyou l’aide d’ailleurs aussi à arrêter la tétine ^^)

Bien évidemment il n’est pas question de forcer nos bébés à manger des aliments solides cela serait même contre-productif car il pourrait rejeter durablement les aliments… Et concernant la DME que je n’aborde pas dans cet article par manque de connaissances et d’expérience, le seule chose que j’ai pu lire est qu’à l’heure actuelle, les preuves sont insuffisantes pour tirer des conclusions sur la méthode d’alimentation la plus appropriée en termes d’alimentation à la cuillère par rapport à la DME. Ce qui parait en revanche essentiel est d’écouter et comprendre le signaux de faim et de satiété de nos bébés (nos bébés n’ont pas tous l’appétit des livres de recettes et des recommandations ^^) et d’éviter l’alimentation de réconfort ou récompense (Dixit celle qui a envie de manger une tablette de chocolat à la moindre contrariété ^^)

Diversification alimentaire – Un régime végétarien/végétalien ? 

Il est certainement envisageable d’adopter un régime végétarien/végétalien au moment de la diversification alimentaire mais n’étant pas assez informé et n’ayant lu aucun article, je ne me risquerai pas à m’étaler le sujet.

On peut tout de même garder à l’esprit que les besoins en fer de nos bébés sont élevés (nourrissons au lait infantile ou maternel) et qu’à partir de 6 mois l’introduction d’aliments riches en fer (viande ou aliments enrichis en fer) est nécessaire.

Pour envisager un régime végétarien/végétalien je ne peux ainsi que vous conseiller d’avoir une surveillance médicale ou diététique afin que l’alimentation de votre bébé couvre tous ces besoins en vitamine B12, en vitamine D, en fer, en zinc, en folate, en oméga-3, en protéines et en calcium dense en nutriments et en énergie.

Diversification alimentaire – La place du lait de vache ? 

Si bébé n’est pas au lait maternel on peut se poser la question du passage du lait infantile au lait de vache car, le lait infantile est une préparation à base de lait de vache… Seulement, pour qu’il se rapproche au mieux du lait maternel, il subit quelques transformations notamment une réduction de la teneur en protéine et un ajout de fer. Alors il est préférable de privilégier le lait infantile au lait de vache pendant quelques mois encore.

Le lait de vache a plusieurs défauts qui expliquent qu’il n’est pas adapté à nos bambins : Il contient  3 fois plus de protéines que le lait maternel (notamment la caséine indigeste), il est riche en graisse saturée (mais n’apporte pas suffisamment de graisses polyinsaturées  comme les oméga-6 et oméga-3), il contient moins de lactose et est déficitaire en vitamines et en fer… C’est pour cela qu’il est déconseillé de l’utilisé comme boisson principale avant l’âge de 12 mois.

Diversification alimentaire – Et les allergies alimentaires ? 

Avec l’expérience de notre petite Jade qui a fait une allergie aux protéines de lait de vache, au gluten ainsi qu’aux cacahuètes, la question de l’introduction des principaux allergènes était au cœur de nos préoccupations pour Marceau (nous avions peur de le voir réagir de la même façon que sa sœur).

 Arachides – œufs – Poissons – Crustacés – Fruits à coques – Céleri – Sésame – Protéines de lait de vache – Lactose

Pour comprendre le rôle de la diversification alimentaire dans le développement des allergies, plusieurs études ont été menées et ont démontré qu’une exposition précoce et répétée aux allergènes a conduit à un développement optimal de l’immunotolérance. A ça il faut comprendre que les professionnels de santé (informés sur le sujet comme les allergologues et certains pédiatres) encouragent l’introduction d’allergènes alimentaires courants (arachide, œuf) dès la diversification alimentaire (soit entre 4 et 12 mois).

Les données d’un certain nombre d’essais portant sur les relations entre le moment d’introduction des aliments allergéniques et les allergies ultérieures sont maintenant disponibles. 

Par exemple une étude montre que l’introduction précoce d’arachide (cacahuète) au cours de la diversification alimentaire chez les enfants a permis une diminution du nombre d’allergie et qu’en revanche, l’introduction tardive de l’arachide peut augmenter le risque d’allergie. Si je regarde notre expérience, Jade a goûté pour la première fois de la cacahuète à 2 ans chez des amis (nous n’avons jamais de cacahuète à la maison et je ne cuisine pas de pâtisserie ou de plats à base de cacahuète) entraînant une réaction allergique sévère. Est-ce que si nous avions introduit la cacahuète plus tôt cela aurait annulé son allergie ? Peut-être !

Une revue a également colligé que 5 essais (1915 participants) concluaient que l’introduction précoce d’œufs après 4 à 6 mois était associée à une réduction du risque d’allergie aux œufs avec des résultats similaires dans les études menées auprès de populations à risque normal, à risque élevé et à très haut risque d’allergie.

Les allergologues recommandent maintenant que les nourrissons présentant un risque élevé d’allergie aux arachides (au sens de l’étude LEAP) soient exposés rapidement à l’arachide après évaluation par un spécialiste dûment formé. Et en règle générale, les aliments allergènes doivent être introduits à tout moment après 4 mois, indépendamment du risque lié aux antécédents familiaux bien évidemment avec l’accord de votre médecin de famille ou de votre pédiatre.

– Céréales contenant du gluten (blé, seigle, orge, avoine, épeautre) –

Concernant l’allergie au gluten (maladie cœliaque) le problème est différent car il s’agit d’une maladie qui survient chez des personnes génétiquement prédisposés. Des études ont alors montré que le risque d’allergie au gluten n’est pas lié à l’âge de l’introduction du gluten, ni à la durée de l’allaitement ou l’absence d’allaitement maternel. Les études indiquent en revanche que l’introduction du gluten devrait être réalisée entre 4 et 12 mois et que la consommation de grandes quantités de gluten doit être évitée pendant les premières semaines suivant l’introduction du gluten et également pendant la petite enfance.

J’espère que cette lecture vous aura plu, je le répète, je ne pense pas détenir la vérité ou la bonne méthode. Cet article est le fruit de mes recherches de maman en quête de plus de réponses. Libre à vous de vous faire une opinion sur le sujet, aller piocher des informations sur des sources fiables comme je l’ai fait et de demander conseil à votre médecin de famille ou votre pédiatre.

 

Belle diversification alimentaire, 

Marine 

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